
Photo : Raul Lieberwirth
Le coup de foudre
Le coup de foudre, élément déclencheur d'une histoire d'amour, appartient au domaine mystérieux des sentiments et des sensations. Pourtant, il aurait également une explication chimique.
Notre cerveau se divise en deux parties, une partie " logique" et une partie "émotive". C'est ce cerveau des émotions qui fonctionne de manière instinctive et déclenche une réaction physique lors d'une rencontre, notamment en générant de l'adrénaline.
Le rythme cardiaque s'accélère, la tension artérielle augmente, provoquant une sensation de chaleur.
Mais le coup de foudre garde tout son mystère tant qu'on ne sait pas vraiment pourquoi, de prime abord, une personne nous plaît plus qu'une autre. On croit même la reconnaître.
Cette reconnaissance serait due à l’identification en une seule personne de la segmentation d’attirances passées.
Dès la naissance, l'individu prend d’autres personnes pour objets de désir (un membre de la famille, une personne de l'entourage...). Dès son plus jeune âge, il s’attache aux détails d’une personne : parties du visage (yeux, bouche, cheveux…), odeurs, attitudes qui s’ancrent alors en lui et peuvent être réactivés à n'importe quel moment de la vie. L’impression de reconnaissance survient quand on croise une synthèse quasi-parfaite de tous ces détails qu’on a aimés isolément.
C'est pourquoi le coup de foudre ne se provoque pas, ne se prévoit pas et se répète rarement. On ressent alors une grande énergie, nouvelle et enivrante. La personne aimée est sublimée. On appelle cela la cristallisation.
Le problème, c'est que toute euphorie a une fin. Cette étape, difficile à vivre, peut être franchie si les deux partenaires dépassent le stade de l'image idéalisée. La notion de réciprocité est fondamentale. C’est ainsi que peut naître le véritable amour.
